Vu sur la page Facebook du député, son courrier aux riverains :
"........Pour faire suite à mes rencontres avec votre représentant, je tiens à vous apporter les éléments suivants. D’abord un constat, Béthune doit encore construire des logements pour maintenir sa population, voir pour l’augmenter afin de conserver son rang et de contenir la pression fiscale.
Lorsque je suis élu en mars 2008, la SIA est déjà propriétaire des terrains de la rue du Rabat. Immédiatement, les responsables de la société prennent contact avec moi pour me rencontrer et me présenter le projet.
Ce qui m’est présenté n’a pas grand-chose à voir avec ce que mon prédécesseur dit aujourd’hui avoir validé. C’est un projet qui immédiatement me semble trop dense. C’est la raison pour laquelle je demande à la SIA de revoir sa copie.
Le projet est finalement présenté et validé par le bureau municipal auquel appartenait mon premier adjoint, actuel maire de Béthune.
Que les choses soient bien claires, il n’est pas dans mes habitudes de me dérober, et même si le permis de construire est finalement signé par mon adjoint à l’Urbanisme, j’en assume la responsabilité.
Je reconnais, sur la base des informations dont je dispose depuis, que ce fut une erreur.
En effet, lors de la réunion de présentation avec les riverains je me rends vite compte que le problème lié à la présence quasi constante de l’eau sur ce terrain rend périlleux le projet. Je demande dès lors à mes services d’enquêter et de me fournir des informations poussées sur ces terrains. Je découvre notamment le PPRI de la vallée de la Lawe en cours de révision depuis septembre 2013 qui préconise une évolution de cette zone sensible en zone d’expansion de crues.
C’est pourquoi je prends immédiatement un arrêté le 28 février 2014, en invoquant le principe de précaution, interdisant toute construction sur ces terrains. Dans le même temps, j’engage une concertation avec la SIA pour trouver une solution de repli.
Un maire dispose de moyens de pression suffisants pour cela. D’autres terrains sont libres.
Lorsque je quitte mes fonctions de maire nous sommes sur le point d’aboutir.
Le 4 mars 2014, je refuse de signer le permis de construire modificatif.
L’actuelle municipalité reprend un arrêté puis finalement le retire prétextant une procédure de la SIA devant le Tribunal Administratif.
Je considère qu’il fallait tenir bon et argumenter, d’autant le risque n’était pas grand pour la ville puisque la SIA ne réclamait qu’une condamnation de 2 000 €.
De plus, de récentes affaires médiatisées ont prouvé que l’on pouvait revenir sur des permis délivrés en bonne et due forme.
La décision de la ville va dans le contre sens.
Je soutiens sans réserve les riverains et les actions qu’ils souhaitent engager. Je me tiens à leur disposition pour témoigner et les autorise à verser ce courrier à l’appui de leurs démarches.
La SIA doit renoncer.
Tels sont les éléments que je tenais à vous communiquer.
Je vous prie de croire, Mesdames, Messieurs, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs. Stéphane SAINT-ANDRE