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samedi 04.09.2010, 05:03 - La Voix du Nord
«Tout est prioritaire, les grands dossiers, comme le quotidien», estime Stéphane Saint-André. Les projets, Béthune 2011, le cinéma, le stationnement, le tramway, les impôts, la politique, le maire nous répond sur les sujets de rentrée.
PROPOS RECUEILLIS PAR CHARLES-OLIVIER BOURGEOT
bethune@info-artois.fr
Vos priorités pour la rentrée ? « Tous les dossiers présentés en avril et mai sont prioritaires. On a déjà un bilan conséquent : les conseils de quartier, le numéro vert, l'épicerie solidaire, la charte handicap, les abattements pour les personnes défavorisées ou handicapées. On a créé des services qui n'existaient pas.
Après, tout est prioritaire, les grands dossiers comme le quotidien. À ce sujet, j'ai exigé la tolérance zéro pour la propreté et les déjections canines. Les gens qui font n'importe quoi seront verbalisés. » Où en est le projet ANRU ?
« J'ai trouvé un dossier mal ficelé. Il y avait deux dossiers dans le bourbier : la rue Danton où on n'avait pas prévu les financements pour l'assainissement, l'aménagement et la VRD et celui de la rue d'Outrebon où la ville avait vendu un terrain pollué. On est allé chercher des subventions pour le dépolluer. Le dossier du boulevard Jean-Moulin était bloqué depuis des mois parce qu'il fallait lever des fouilles. On a débloqué le dossier du bas du boulevard. Là aussi, je suis allé voir le préfet de région pour faire activer la visite par les archéologues du site. » Un point sur vos promesses.
« On les a tenues. On a arrêté le projet de la halle au pied du beffroi, annulé la vente de la chapelle Saint-Pry, abandonné le projet de tour sur les vestiges du bastion Saint-Pry et celui de la rue de Lille. On ne peut pas dire qu'on n'a pas de projets. On les a présentés dans une exposition qui a reçu 1 200 personnes. Tous sont en route. Les Béthunois jugeront sur pièce dans trois ans et demi. » Quand connaîtra-t-on la programmation de Béthune 2011 ?
« Très vite, j'espère. Les trois partenaires s'obligent à rester discrets tant qu'elle n'est pas bouclée.
Il y a 2 choses. D'abord, des projets internes à l'agglo et les 3 ou 4 grands événements de la Région qui ne sont pas finalisés, même si certaines choses ont filtré. Le président du Louvre est venu à Béthune visiter deux lieux au mois de juin : le Lab-Labanque et la chapelle Saint-Pry. La ville a souhaité qu'il n'y ait pas un seul lieu d'exposition. À côté du programme, il y a des choses pérennes pour que Béthune 2011 laisse une trace : la rénovation du théâtre et l'oeuvre d'art sur la Grand-Place. » Où en est le dossier Hammerson ?
« Il suit son cours. Leur volonté est de régler les problèmes fonciers avant la fin de l'année. Il y a le souci de la voirie, nous recherchons des solutions avec Artois Comm., le Département, avec l'État aussi. Il y a quelques pistes. » Les impôts vont-ils augmenter ? « L'État, depuis un bon moment, délaisse les collectivités territoriales. Aujourd'hui, celles-ci sont très regardantes sur les subventions qu'elles accordent aux mairies. Les dotations globales de fonctionnement ont baissé, comme à Béthune. Les collectivités - Région, Département et les communes - vont donc être amenées à augmenter les impôts et l'État dira que c'est pas de sa faute, qu'il ne leur a pas demandé de les augmenter . » La place Foch sera-t-elle payante ? « On résiste. Dans la convention qui nous lie à Q-Park, Jacques Mellick a accepté la privatisation de la place. Ils en font ce qu'ils veulent. » Le busway se fera-t-il ?
« J'ai fait une proposition alternative à mes collègues. Ils n'en veulent pas. Mais je ne suis pas satisfait des propositions de tracé du tramway. Moi je ne suis favorable qu'à un seul : celui qui arrive de Fouquières, passe dans le Mont-Liébaut, puis la Rotonde, traverse la voie ferrée à cet endroit, dessert la gare de Béthune, remonte le boulevard Poincaré, bifurque boulevard Voltaire à la place Legillon, continue boulevard Vauban, passe en centre-ville et part rue de Lille. » Verra-t-on un cinéma à Béthune ?
« J'espère bien. Mais pas à n'importe quel prix. On est en négociations, toujours avec les mêmes, pour sa réalisation sur le pôle gare. Le principe est accepté. Maintenant il faut voir à quelle hauteur la ville s'engage pour l'investissement. » La patinoire, c'est compromis ? « Je regrette qu'elle ait été fermée et vendue. Il n'y avait pas d'urgence. Maintenant qu'on ne l'a plus, c'est une autre paire de manches. Les gens qui ont donné une subvention disent qu'ils ne paient pas deux fois pour le même équipement. Nous ne la ferons pas seuls. Pas deux fois. Le contribuable a déjà payé 15 M le centre nautique. »