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Je suis exaspéré par l'attitude du MEDEF qui n'a qu'un seul but : chasser la gauche du pouvoir. Le patron des patrons exige plus d'efforts de l'Etat emboitant le pas à Sarkozy qui propose 100 milliards d'économies. Qu'ils aillent au bout de ce raisonnement en ayant le courage de nous dire comment.
Car la réponse est évidente : ce que veulent le MEDEF, la droite et Sarkozy, c'est pouvoir licencier comme bon leur semble, c'est de supprimer des fonctionnaires (lesquels ? des po...liciers, des infirmières, des juges, des enseignants ?), c'est de pouvoir baisser les salaires, c'est de casser les services publics, c'est d'allonger l'âge de la retraite, c'est de baisser les retraites, c'est d'augmenter la TVA, c'est de supprimer l'impôt sur les grandes fortunes, c'est de baisser les allocations chômage, c'est d'augmenter le temps de travail et dans le même temps accepter que les actionnaires voient leurs profits augmenter.
Voilà ce que ces messieurs n'ont pas le courage de nous dire. Voilà ce que les libéraux au pouvoir dans d'autres pays ont mis en œuvre. Heureusement les primaires à droite et la compétition pour le poste de président de l'UMP ont eu au moins le mérite de découvrir certaines de ces propositions.
Voilà en tout cas ce qui fait la différence fondamentale entre une politique de droite et une politique de gauche en temps de crise.
Je suis exaspéré d'entendre ou de lire ce crédo libéral relayé sans cesse à la radio, à la télévision, ou dans la presse, par des experts de la pensée unique qui ne trouvent que du mauvais à la gauche et que du bon à la droite.
Le peuple de gauche doit se relever pour combattre les forces de l'argent. Le peuple de gauche doit se souvenir que la droite au pouvoir nous a laissé un bilan calamiteux : 750 000 emplois industriels détruits, 30 milliards d'impôts supplémentaires, 600 milliards de dettes en plus et un million de chômeurs de plus en 4 ans !
Voilà la vérité !
Les patrons qui manifestent aujourd'hui devraient reconnaitre que les réformes courageuses engagées ont permis de baisser le coût du travail grâce notamment au pacte de compétitivité et au CICE qui a bénéficié en 2013 à 195 entreprises du Pas-de-Calais pour un montant de 18 millions d'euros.